¿A quién te llevarías a una isla desierta?

¿A quién te llevarías a una isla desierta?

vogue_news_tendencias_376307622¿A quién te llevarías a una isla desierta?, film espagnol, 1h33 (avec Jaime Lorente, María Pedraza)

Titre français : Tu emmènerais qui sur une île déserte ?

Synopsis : Alors qu’ils passent leur dernière soirée ensemble, quatre colocataires de longue date voient leur vie basculer suite à la révélation d’un secret.

Disponible en vostfr ou avec des sous-titres espagnols sur Netflix

Mon avis : Ce n’est pas le film de l’année mais j’étais suffisamment captivée pour ne pas voir le temps passer. Je trouve que le film mise toute sa force sur le talent des acteurs et leur capacité à nous livrer des répliques fortes de sens, de passion, de douleur et d’humanité.

Que Sea Ley

Que Sea Ley

1c951e66-6cfa-427a-8dee-d24df1758cf0_FEMMESARGENTINE_001Que sea ley, documentaire espagnol, 1h25

Titre français : Femmes d’Argentine

Synopsis : En Argentine, où l’IVG est interdite, une femme meurt chaque semaine des suites d’un avortement clandestin. Pendant huit semaines, le projet a été âprement discuté au Sénat, mais aussi dans la rue, où des dizaines de milliers de militants ont manifesté pour défendre ce droit fondamental. Les féministes argentines et leur extraordinaire mobilisation ont fait naître l’espoir d’une loi qui légalise l’avortement.

Date de sortie au cinéma : 11 mars 2020 (vostfr)

Mon avis : Le 8 mars 2020, jour international du droit des femmes, j’ai eu la chance de voir ce film présenté par le réalisateur Juan Solanas en personne. J’ai ressenti le long du film un fort sentiment de reconnaissance envers les nombreuses femmes qui luttent pour changer la loi et rendre l’avortement légal. Je me suis également sentie découragée et indignée face aux vies brisées (décès, emprisonnements, procès) liées au poids des traditions, de la religion et du sexisme qui poussent un grand nombre à s’obstiner en faveur de la pénalisation de l’avortement. A ce jour, en Amérique latine, seuls Cuba, la Guyana et l’Uruguay autorisent l’IVG. Les films comme celui-ci sont donc d’une absolue nécessité.

Cuando conocí al Chapo

Cuando conocí al Chapo

katedelcCuando conocí al Chapo, série documentaire, 3 épisodes

Titre français : Le jour où j’ai rencontré El Chapo
Langues : espagnol, anglais
Langue dominante : espagnol

Synopsis : L’actrice mexicaine superstar Kate del Castillo révèle l’histoire inédite de sa rencontre avec El Chapo Guzmán, le baron de la drogue le plus recherché au monde.

Disponible sur Netflix en vostfr ou avec des sous-titres espagnols

Mon avis : J’ai dévoré les 3 épisodes assez rapidement. Pourtant, cette série documentaire n’a rien d’extraordinaire mais j’ai été suffisamment curieuse pour avoir envie d’en savoir plus. Elle a l’efficacité d’un bon documentaire people mais elle peut  tout à fait plaire à ceux qui veulent en connaître davantage sur le Mexique, sur l’influence des narco-trafiquants ou tout simplement sur Kate del Castilllo et sa rencontre avec El Chapo et Sean Penn.

Extr@

Extr@

ExtraExtr@, série espagnole, 1 saison

Synopsis : Extr@ est une sitcom à but éducatif dans laquelle on peut suivre les aventures de quatre jeunes adultes. L’histoire commence lorsque Sam, un américain décide de venir en Espagne pour améliorer son espagnol.

Disponible avec des sous-titres espagnols sur Youtube.

Mon avis : Quand j’ai vu le premier épisode je n’étais pas particulièrement convaincue mais à ce moment-là il n’y avait pas tant de séries disponibles avec des sous-titres alors je n’allais pas cracher dessus. Les acteurs exagèrent toutes leurs phrases et toutes leurs réactions de sorte à rendre les épisodes faciles à comprendre et les situations amusantes. Le style est assez similaire à celui des sitcoms des années 90 (Les filles d’à côté, Hélène et les garçons). À ma grande surprise, j’ai fini par apprécier la série, si bien que j’en ai dévoré les épisodes très rapidement. On ne va pas se mentir, c’est un guilty pleasure et ce n’est pas du grand art. La série n’a d’autres prétentions que de nous faire sourire et nous divertir tout en nous apprenant quelques mots, et ça fait du bien un peu de légèreté !

Mala Junta

Mala Junta

mala juntaMala Junta, film chilien, 1h35 (avec Andrew Bargsted, Francisco Pérez-Bannen)

Langues : espagnol, mapuche
Langue dominante : espagnol

Synopsis : Tano, adolescent turbulent, est envoyé dans le sud du Chili, chez son père qu’il n’a pas vu depuis plusieurs années. Au lycée, il fait la connaissance de Cheo, jeune garçon timide d’origine mapuche, malmené par les autres élèves. Ils se lient d’amitié, chacun apprenant à dépasser ses difficultés grâce à l’autre. Si Tano canalise progressivement sa colère, Cheo quant à lui trouve la force de revendiquer son identité amérindienne. Tous deux s’impliquent alors dans la défense du territoire Mapuche…

Date de sortie au cinéma : 14 mars 2018 (vostfr)

Mon avis : Mala Junta est extrêmement simple et réaliste. On croirait voir un moment de vie à peine scénarisé.

Dans ce film, on aborde les sujets tels que l’amitié, les difficultés familiales, le harcèlement, la violence policière ainsi que la délinquance juvénile mais Mala Junta paraît être avant tout un prétexte pour dénoncer les injustices vécues par la communauté mapuche. Je retiens également du film la volonté de montrer ce que peut apporter la solidarité dans la vie de ces personnages imprégnés de solitude.

Par ailleurs, les acteurs délivrent une performance brûlante d’honnêteté.

En ce qui concerne la langue, prenez en compte qu’entre l’accent chilien, l’argot omniprésent et la cadence rapide des dialogues, c’est un espagnol difficile à comprendre. Personnellement, les sous-titres m’ont sauvée !

Et vous, avez-vous déjà expérimenté des problèmes de compréhension face à un accent espagnol en particulier ?

Je vous invite à cliquer sur le lien vers cette vidéo en VOSTFR : Claudia Huaiquimilla pour Universcine

C’est une interview de la réalisatrice, Claudia Huaiquimilla. Elle ne dure que 5 minutes mais c’est véritablement intéressant. La réalisatrice explique d’où vient le titre, son point de vue, ses sources d’inspiration pour le film, le type d’adolescence qu’elle a vécu, etc. Personnellement, je suis un peu tombée sous son charme.

Desierto

Desierto

desierto.pngDesierto, film mexicain, 1h28 (avec Gael García Bernal, Jeffrey Dean Morgan)

Langues : espagnol, anglais
Langue dominante : espagnol

Synopsis : Des Mexicains tentent de traverser le désert afin de franchir la frontière pour se rendre aux Etats-Unis. C’est alors que débute une véritable chasse aux migrants car un Américain n’a qu’une idée en tête : les abattre un à un.

Disponible en vostfr sur stream.moviz – Disponible en DVD avec l’option vostfr

Mon avis : En regardant ce film il ne faut pas espérer une réflexion ou des intentions politiques sous peine d’être déçu. Non, Desierto est plutôt un thriller qui se rapproche des films d’horreur dans lesquels un psychopathe traque ses victimes et les tue une à une. Les répliques ne sont pas très crédibles, particulièrement celles du personnage américain (joué par Jeffrey Dean Morgan), le principe n’est pas très original et le film en soi n’est pas très mémorable. Cependant il ne m’a pas du tout ennuyée. Je  l’ai déjà vu deux fois et je pourrais même le regarder à nouveau.

La casa de papel

La casa de papel

MOYEN atracadores-celebran-tierra-ki1F--1240x698@abcLa casa de papel, série espagnole, 1 saison, 2 parties (avec Úrsula Corberó, Alba Flores, María Pedraza)

Synopsis : Huit voleurs font une prise d’otages dans la La Fabrique nationale de la monnaie et du timbre, tandis qu’un génie surnommé le Professeur manipule la police pour mettre son plan à exécution.

Disponible sur Netflix en vostfr ou avec sous-titres espagnols

Mon avis : Le concept est brillant, les images sont marquantes, le scénario bien pensé. Il y a des rebondissements à foison et une ambiance de tension presque constante. Les acteurs sont exceptionnels, la palette de personnages est très riche, le générique est envoûtant. En bref, La casa de papel, c’est très addictif. C’est le genre de séries qu’on binge-watch.
J’apprécie tout particulièrement la première partie (ou saison 1) et le premier épisode de la partie (ou saison) 2. Tout ce qui suit est un peu moins exceptionnel pour moi. La série reste intéressante mais elle a perdu un peu de souffle.
Sincèrement, je m’y attendais. En commençant la série, au vu de l’histoire et du concept, j’ai tout de suite supposé que c’était une mini-série en une saison. J’ai par la suite été déçue d’apprendre qu’il y avait en réalité deux parties. Je sais, c’est sûrement curieux d’être déçu que la série qu’on apprécie tant ait une suite mais pour moi, qui dit suite, dit plus gros risques de longueurs, de maladresses et d’incohérences. J’estime que mon intuition ne m’a pas trompée, selon moi la seconde partie n’a surtout d’intérêt que l’on peut enfin connaître le dénouement de l’histoire.

Update après les parties 4 et 5 : Je pense que la série aurait dû s’en tenir au premier braquage. Elle n’est plus cohérente. La partie 3 n’est pas réussie mais elle est encore regardable. La partie 4, en revanche est un pur désastre : ennuyeux, illogique et ridicule. En effet, la plupart des scènes sont clairement écrites avec une intention de redonner au public les éléments précis qu’ils ont appréciés auparavant (discours féministes, romantisme, scènes de rire, moments musicaux, crises et caprices des personnages principaux qui mettent à mal le braquage, etc). Sauf qu’il n’y a plus ni inspiration, ni conviction, ni sincérité, ni intelligence. La série est devenue une parodie d’elle-même.